Une suite de petites choses
et nos lèvres veulent goûter la douceur
de ce qu’exister ensemble exprime
appuie ta bouche où nos promesses vont
lier les atmosphères aux battements d’être
nous serons deux au même instant
étourdis par la grâce
dis-moi douceurs quelque chose de clair
si je nourris tes yeux
en cherchant tes repères
observe où l’ardeur donne vie
à ton désir sans être captif d’une attente
sans jamais laisser les braises
s’éteindre au bout de la nuit

Né à Saint-Victor de Beauce le 14 mars 1946. Poète, il est aussi peintre et graveur. Il entreprend des études universitaires en lettres québécoises et en création poétique à l'Université du Québec à Trois-Rivières, puis à l'Université Laval. Parallèlement, il devient annonceur et animateur à Radio-Canada jusqu'en 1990, tout en poursuivant sa carrière de peintre et de poète. En 2003, Robbert Fortin devient directeur de la collection Poésie à l'Hexagone “L'appel des mots”. Il vit à Montréal où il donne fréquemment des récitals de poésie de même que des ateliers en milieux scolaires et universitaires. Avec son deuxième recueil, Peut-il rêver celui qui s'endort dans la gueule des chiens, Robbert Fortin a remporté le Grand Prix du salon du livre de Toronto en 1996 et une mention d'excellence au Prix de la Société des écrivains canadiens pour Je vais à la convocation, à ma naissance en 1998. Il a également été finaliste du Prix Trillium 1998 pour Jour buvard d'encre. Il est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.
A publié dernièrement La lenteur, l'éclair, L'Hexagone, 2003 ; Les nouveaux poètes d'Amérique, suivi de Canons, L'Hexagone, 2002 ; L'aube aux balles vertes suivi de Avaler sa plus brûlante salive ; et de L'odeur d'aimer, L'Hexagone, 2000.