LES FANTÔMES DE L’AMBRE
L’ambre abandonné
sur le rivage où luira
une aile brimée…
*
L’ambre inanimé
où phalène, en un tourment,
s’était purifiée.
*
L’ambre inhabité
sur lequel on résuma
le soir-hyménée.
*
De l’ambre. Habité
par mon émerveillement.
Lumière celée.
13 juin 2006

Né à Quaregnon (Borinage), il a fréquenté l’Institut d’Etudes Sociales de Mons et la Faculté de Théologie Protestante de Paris. Objecteur de conscience privé de ses droits civils et politiques jusqu’en 1965, il a exercé divers métiers, en dernier celui de journaliste. Après un silence involontaire de vingt ans, il se consacre à la poésie ainsi qu’à la traduction poétique (Hölderlin, Heine, les expressionnistes, les poètes juifs de langue allemande) depuis 1983. Publications de vingt œuvres à ce jour, dont huit recueils de traduction. Le dernier titre paru : La Nuit veut une étoile.