Poèmes
Tsunami
Spuštam šalicu s čajem baš u trenutku kad
televizor preplavljuju snimke tsunamija.
Komentiraš: Smrt je opet laureat.
Ovaj put je u Aziji primijenila jednu od
svojih borilačkih vještina.
Nisam sigurna natječu li se valovi s ekrana
za njeno odličje ili na svoj ubojit način
samo oplahuju Apokalipsu.
Dodajem: Smrt ih šalje.
Svaki odbjegli val njeno je pismo
i zaista ne znam što li će reći grafolozi
kad prepoznaju isječke njenog rukopisa.
Mnoštvo je kombinacija.
Preko valova se dopisuju dvije obale.
Ili red i nered.
Ili jezičci nemira i središte Zemlje.
Pitaš me: Možeš li zamisliti sirenu
u uniformi kako snažnom glasanju valova
najavljuje rat još zaglušnijim pjevom?
I Odisej je izbjegava.
Možeš li prepoznati pijesak koji odijeva
maskirnu odjeću, a znaš da mu je pobjeglo
sjećanje na Hitlera i svjetske ratove?
Uvjeravam te:
Bog motri iz svemira sve ubojice
pa tako i današnje valove
posložene u pjenu.
I bez teleskopa tu pjenu nazire
kao prokleti slak.
Tsunami
Je pose la tasse de thé au moment précis où
les images du tsunami inondent la télé.
Tu commentes: La mort est à nouveau championne.
Cette fois, en Asie, elle a exercé une
de ses pratiques d’arts martiaux.
Je me demande si les vagues de l’écran
concourent pour une médaille ou si elles se contentent
de baigner l’Apocalypse à leur manière assassine.
J’ajoute: La mort les envoie.
Chaque vague qui s’en échappe est une lettre d’elle
et je ne sais vraiment pas ce que diront les graphologues
lorsqu’ils reconnaîtront les brisures de son écriture.
Il existe une multitude de combinaisons.
À travers les vagues deux rives correspondent.
Ou l’ordre et le désordre.
Ou des langues d’intranquillité ou le centre de la terre.
Tu me demandes: Peux-tu imaginer une sirène
en uniforme au plus tumultueux des vagues
déclarer la guerre d’une voix plus assourdissante encore ?
Même l’Odyssée l’évite.
Peux-tu reconnaître le sable qui enfile
un treillis de combat, et savoir que lui a échappé
le souvenir d’Hitler et des guerres mondiales ?
Je te convaincs:
De l’univers, Dieu observe tous les assassins
et donc les vagues d’aujourd’hui
disposées en écume.
Même sans télescope il devine cette écume
comme un maudit liseron.
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Navijači
Dok stojimo na livadi, vrapci su u gustišu.
Njihove široke narodne mase vire iz granja.
Učini ti se da žestoko navijaju. Prate
nogomet. Poslije pomisliš da su sljedbenici
Marxa i Engelsa. Da cvrkuću:
Hej vrapci svih zemalja,
ujedinite se pa da i mi zaigramo nogomet!
Kasnije si uvjeren da čitaju Bibliju
i počinješ razabirati psalme u njihovom
nemuštom jeziku, a onda čuješ da spominju
Mojsija i izabrani tim.
Odvraćaš pažnju od ptica.
Netko ti oštrom travkom zasijeca jagodicu
prsta kako bi se zacrvenjela poput jagode
i na poteklu tvoju krv prislanja svoj
zasječeni prst. Sretan si. Znači, zbilja
ti je prišao. Ti se bratimiš s Panom.
Les supporters
Tandis que nous nous tenons dans la prairie,
les moineaux sont dans les fourrés.
Leurs vastes masses populaires épient depuis les branches.
Il te semble qu’ils encouragent avec fougue. Ils suivent
le football. Puis tu penses qu’ils sont des partisans
de Marx et Engels. Qu’ils pépient :
Moineaux de tous pays,
unissez-vous pour que nous aussi puissions jouer au foot !
Plus tard, tu es persuadé qu’ils lisent la Bible
et te mets à distinguer les psaumes dans leur
langue muette, alors tu entends qu’ils évoquent
Moïse et le team élu.
Tu détournes ton attention des oiseaux.
Avec une herbe tranchante, quelqu’un t’entaille la pulpe
du doigt, de sorte qu’elle devienne rouge comme les fraises
et sur l’écoulement de ton sang il appuie
son doigt entaillé. Tu es heureux. Cela signifie en fait
qu’il s’est approché de toi. Tu fraternises avec Pan.