ANNULÉ : "Tu parles"

NOUS SOMMES AU REGRET DE VOUS ANNONCER QUE, POUR DES RAISONS INDÉPENDANTES DE NOTRE VOLONTÉ, LE SPECTACLE "TU PARLES" DE LUC BABA EST ANNULÉ.
MERCI D'AVANCE POUR VOTRE COMPRÉHENSION...

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Pour fêter ses 30 ans et dans le cadre de son Marché annuel, la Maison de la Poésie vous présente "Tu parles", un spectacle écrit par Luc Baba, mis en musique par Quentin Léonard et mis en scène par Sylvain Plouette.

"Les humains parleraient encore 6000 langues de par le monde. C’est autant de musiques, de trésors cachés pour la science, les linguistes et les poètes. C’est 6000 façons d’appréhender l’univers et le quotidien. Pour Luc Baba et Quentin Léonard, c’est un voyage sans fin, qu'ils traduisent avec complicité, le premier dans un texte intense, parsemé d'humour, d’histoires étonnantes, de joyaux pêchés pour certains dans des langues à peine étudiées, et menacées pour la plupart, l’autre dans des mélodies, rythmes et ambiances musicales nous ramenant à la source de l’existence : Le battement. Voilà en quoi "Tu parles" est une ode à la vie et sa diversité. Et parce que la plupart des langues du monde auront disparu à la fin de ce siècle, " Tu parles" est aussi un appel, un cri d’alarme à partager."

Vanessa Herzet – directrice du festival "Les Parlantes"

"Tu parles", c’est 1h15 de théâtre, de musique, de chansons et bien sûr, de poésie!

Extrait :

Qu’autant de langues soient gommées de la terre, ça me blesse. Un arbre arraché pour couler du béton, et que ce soit propre et lisse, ça me fait mal aux jambes. Là, une langue et son peuple aux oubliettes, tous les quinze jours, ça me crucifie. C’est pas tout le monde, il y en a qui s’en foutent. Je vais faire un bouquin sur ceux-là, d’ailleurs, je jure que c’est vrai, je vais faire un bouquin sur le droit de s’en foutre. Parce que c’est peut-être un droit. Mais moi, non, je peux pleurer pour un peuple exterminé, je peux pleurer pour une langue morte. Pas maintenant, pas comme ça, mais si je bois un petit peu, ou si je suis seul trop longtemps, alors je devine dans mes brouillards la solitude de cette vieille indienne qui parle toute seule la langue de son peuple assassiné, en disant "pourquoi moi ?". Et puis elle s’en va dans son immense solitude, prier les autorités américaines d’épargner sa terre en Alaska. Eh bien, si je l’avais en face de moi, si je croisais son regard déraciné, humilié, son grand regard d’oubli, avec ses mots que 7 milliards d’humains ne comprennent pas, je serais capable de lui demander pardon. Je pourrais. Il y a du pétrole en Alaska. C’est ça, le problème. Le pétrole. Et moi qui n’ai pas de voiture je pourrais lui demander pardon. Comme les Irlandais à leurs ancêtres. Comme le fera l’humanité un jour. Comme les petits-enfants des nazis que j’ai vu pleurer dans des bras juifs, au seuil d’un camp devenu musée. Il ne se peut pas qu’un jour les humains parlent tous la même langue. C’est le rêve des imbéciles. La même coiffure, déjà, ça ficherait la trouille. Alors la même langue… Non ?

Bande-annonce : http://tuparles-duo.blogspot.be/2015/03/tu-parles-la-bande-annonce.html

INFOS PRATIQUES
Réservation obligatoire : 081/22.53.49 - info@maisondelapoesie.be
Accès gratuit!

Date(s)






Lieu


Maison de la Poésie rue Fumal 28 5000 Namur